L’art comme outil de résistance politique à Lunenburg
Une galerie d'art de Lunenburg, en Nouvelle-Écosse, a inauguré jeudi Elbows Up!, une exposition qui non seulement célèbre le Canada et ses citoyens mais qui explore aussi, tantôt avec force, tantôt avec humour, la réaction d'artistes néo-écossais aux idées d'annexion du Canada et aux tarifs douaniers. L'idée lui est venue de proposer aux artistes locaux de faire front commun avec une exposition qui aborderait la résistance des Canadiens aux menaces de l'administration Trump. Le vernissage de l'exposition Elbows Up! a rassemblé plusieurs artistes qui ont contribué à cette exposition collective où on aborde les thèmes de l'unité et de la résilience canadiennes. Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet Devenue en quelque sorte un cri de ralliement des Canadiens depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, l’expression « elbows up » fait référence au hockeyeur saskatchewanais Gordie Howe, qui avait la réputation de se servir de ses coudes afin de garder la rondelle sur la patinoire. Présentée à la galerie de l'école d'art de Lunenburg jusqu'au 10 août, Elbows Up! compte une trentaine d’œuvres. L'exposition Elbows Up! explore la réaction d'artistes néo-écossais aux idées d'annexion du Canada et aux tarifs douaniers. Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet Si certaines œuvres sont drôles, On y trouve des œuvres qui abordent le boycottage des oranges américaines, le chaos économique représenté par une assiette cassée et recollée, une représentation de la Maison-Blanche en feu ou une femme qui plante des aiguilles dans une grignotine au fromage. L’exposition compte aussi des œuvres de personnalités bien connues en Nouvelle-Écosse, notamment l'artiste autochtone Alan Syliboy et le caricaturiste Bruce MacKinnon. La courtepointe et le tapis hooké, traditionnellement confectionnés par les femmes, sont ici des moyens de protestation politique féminine. Mylène Lehoux, qui a confectionné une œuvre en tapis hooké pour l'exposition Elbows Up!, considère l'art comme un outil de résistance politique. Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet C’est le cas de Mylène Lehoux, qui habite Lunenburg depuis deux ans. Elle y a appris l'art du tapis hooké. Pour elle, l'art est un outil de résistance. Ç'a pris ces événements-là pour faire réaliser à beaucoup de Québécois qu'ils étaient attachés au Canada un peu plus qu'ils le réalisaient avant. Pour ma part, je l'ai toujours été. Mon pays a toujours été le Canada. Selon elle, la création est libératrice et l’art peut être utilisé pour rendre une lutte Tony Canty, un touriste de l'État du Massachusetts, était de passage au vernissage de l'exposition jeudi. Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet Un touriste américain de l'État du Massachusetts, Tony Canty, était de passage au vernissage de l'exposition jeudi.L'art a gagné de nombreuses batailles politiques
, lance Douglas Bamford, artiste et directeur de l'école d'art de Lunenburg.
Les artistes abordent ce qui les préoccupe
, explique Douglas Bamford. Une partie des œuvres est empreinte d'humour. C'est une façon de gérer le stress.

d'autres sont incisives
, dit-il.Des tapis hookés politiques

C'est vraiment de protéger le beau pays dans lequel on vit
, dit-elle, ajoutant que la culture canadienne valorise les différences et l'inclusivité.Depuis que nous sommes arrivés en Nouvelle-Écosse, j'ai vraiment appris l'importance des communautés, la force que ça représente pour se soutenir et résister à cette force qui s'oppose à nous depuis quelques mois.
un peu plus positive
, plus belle, et permettre de continuer à avoir la beauté du monde
.
Je pense que c'est assez étonnant de voir à quel point les Canadiens sont passionnés par la protection de leur culture et de leur mode de vie ici et à quel point ils sont prêts à s'unir pour protéger leur pays et leur économie
, lance-t-il.
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